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Jardin Numérique – De Gaulle pianote : le Jardin Numérique, c’est parti !

Crachin persistant. Le soleil perce, ça et là, entre quelques irrégulières éclaircies. Mercredi. Un mercredi presque comme les autres. Sauf qu’à la station Charles de Gaulle règne une ambiance bien particulière. L’agitation se dresse devant les marches qui mènent tout droit vers l’esplanade des Champs Libres. Des milliers de Rennais grimpent sur ces marches, chaque jour, délivrés de la torpeur métallique et cimentée du métro pour retrouver l’air frais de l’hiver breton.

Un drap de plastique les recouvre, dans l’attente du lancement de ce qui sera le phare de la deuxième édition du Jardin Numérique. Les médias sont présents et s’entassent (comme nous), parés à décorer la télé, la presse et le web des images du synthé’ de circonstance que les semelles de nos godilles animeront de quelques notes aux consonances aléatoires. On cherche Cyrill Marchal. Claire, chargée de la communication, nous explique un statut scabreux puis nous dit de retenir programmateur, en souriant. Il préfèrera coordinateur. Officiellement ce sera « chargé de la médiation des projets du Jardin Moderne ». S’échappant de la caméra qui le saisissait, il se dirige vers nous. Notre Jardin Numérique à nous commence avec lui. Enfin.

Quelques #dièses dans l’air d’un do-ré-mi-fa-sol rennais.

Et quoi de mieux que d’entamer les festivités avec ce qui sera l’attraction la plus visible du Jardin Numérique ? « C’était un sacré défi technologique, commente Cyril. C’était une idée originale conçue par un artiste italien et qui a été réalisée par une équipe rennaise. » Et Piano Stairs, le nom qu’on lui donne, a fait couler assez d’encre, tourné assez de caméras et flashé assez d’appareils photo pour devenir l’une des attractions vedette du Jardin Numérique. Une belle façon d’expliquer aux Rennais la puissance du lien entre technologies et applications concrètes et ludiques des avancées scientifiques en la matière.

Découverte du Piano Stairs, en lancement du jardin numérique à la station Charles de Gaulle (L'Embusc@de).

Découverte du Piano Stairs, en lancement du jardin numérique à la station Charles de Gaulle (L’Embusc@de).

Parce que le Jardin Numérique n’est pas l’étalage de nouvelles technologies tout droit sorties de laboratoires quelconques. C’est une aventure, proposée par le Jardin Moderne et quantité d’autres collectifs, associations, informelles ou non. Un bout de chemin à partager dans les sciences cachées, ou que l’on désire laisser dans le coin sombre d’une antichambre d’un business. Le chapitre d’un bon bouquin, la tignasse dans l’air du temps qui pousse les navires des colons que nous sommes vers les terres nouvelles des cultures numériques vierges du grand public qu’elles méritent.

L’industrie du numérique, j’ai l’impression qu’elle fait un peu tout pour qu’on ne comprenne pas ce qui se passe. Et nous, justement, on a décidé d’amener quelques clés aux personnes pour pouvoir comprendre dans quels environnements elles sont.

Rennes n’a pas à se plaindre, elle couve quelques riches « bidouilleurs, programmateurs, makers ». Ils sont l’élabOratOire, le LabFab, la Cantine Numérique, ou encore Breizh Entropy, pour ne citer qu’eux, que l’on retrouve dans la tableau des acteurs du numérique rennais et qui font partie intégrante du Jardin Numérique.

Sur Rennes, il y a une vraie énergie. Les gens travaillent ensemble : les techniciens de Rennes Métropole et de la Région, des collectifs informels, des individuels, des associations comme le Jardin Moderne. Tout le monde se parle, tout le monde travaille ensemble et ça crée une vraie synergie.

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Jardin de tous, numérique d’un chacun.

Le Jardin Numérique ne s’est pas construit tout seul. Il est le fruit de plusieurs réflexions et actions menées par le passé en coopération avec la montagne bien active des nombreux collectifs et associations qui s’occupent de près ou de loin des nouvelles technologies numériques. Avec le Jardin Moderne, qui organise régulièrement des conférences, des ateliers et des formations sur ces thématiques, « on a commencé à monter un évènement qui s’appelle l’apéro Codelab, se rappelle le coordinateur, qui propose d’expliquer un prototype, un objet, son fonctionnement, au grand public. Et puis on s’est rendu compte qu’il y avait un vrai réseau qui commençait à s’étendre autour. » C’est de cette réussite que nait le Jardin Numérique.

On est vraiment porté sur le grand public, il y a une vraie mixité entre les ingénieurs, les étudiants, les profs mais aussi des passants, des enfants, des gens qui n’ont pas forcément les connaissances et qui viennent découvrir.

Petite référence au Breizh Entropy Congress, plus sensible aux initiés, et dont le coordinateur rappelle son attachement et son soutien. Comme au Labfab, « si les gens veulent continuer à expérimenter, fabriquer, échanger sur ces technologies » toute l’année.

Un 100 mètres sur place, ça vous botte ?

Tétris, éponges, clavier, bananes. C’est aussi ça, les découvertes amusantes du grand monde du numérique, les applications pas si compliquées de quelques technologies à portée de presque tout le monde. « Mon coup de coeur, c’est à la fois Super Player (aux Ateliers du Vent, vernissage jeudi dès 19 h puis de vendredi à dimanche de 14 h à 18 h)« , nous confie Cyril Marchal.

C’est une exposition à jouer. Il y a douze installations interactives plus décalées les unes que les autres. On pourra jouer à tétris avec des éponges, faire du ping-pong sonore, jouer à un Puzzle Bubble géant actionné avec des vélos, faire du 100 mètres sur place et plein d’autres surprises.

Entre autres choses, laissez vous tenter par le Hacking en Famille (samedi et dimanche, de 14 h à 18 h, au Jardin Moderne) qui ravira parents comme enfants. « Ca va être un super moment au Jardin Moderne. On peut venir en famille à partir de cinq ans apprendre à faire de la soudure électronique et repartir avec son petit badge lumineux, ou faire de l’interaction avec des objets conducteurs comme des légumes, des fruits, des bananes et reconstituer un clavier. Et ça cartonne ! »

Le coordinateur n’avait pas besoin d’en dire plus, nous y serons. A ne manquer sous aucun prétexte non plus, la soirée à l’Antipode MJC avec, notamment, le concert des Foreign Baggers. « Il y aura aussi la finale du 100 mètres sur place, s’amuse à nous expliquer Cyril, véritablement emballé par l’idée de cette compétition. Ca veut dire qu’on peut venir se qualifier pendant les Super Player, gagner une placer pour aller à l’Antipode et pourquoi pas devenir champion de Bretagne et défendre son titre à Paris en Juin ! » 

Bref, tout un programme à retrouver, avec plus et affinités sur le site du Jardin Numérique.

En embusc@de : recueillis par nos soins avec les potes de Sur Ecoute – RCR (www.radiocampusrennes.fr).

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