Webzine rennais – Cultures numériques

Le web dans les médias rennais : notre dossier (#1)

Nous n’avons pas voulu montrer qu’il y avait un mieux, que des médias s’opposaient, qu’il y avait différents journalismes. Il n’y a qu’un seul journalisme, un seul métier, codifié. Les pratiques, les manières d’opérer et de traiter l’information, elles, évoluent, se diversifient. Ces pratiques, les journalistes se les approprient, ou non, à leur façon et sur des supports pluriels eux aussi. Le net n’est pas devenu qu’un support, il est devenu incontournable. Les radios, les télévisions, les organes de presses possèdent aujourd’hui tous leur site web. Le virage a fait du mal à certains, d’autres l’ont anticipé, d’autres encore tâtonnent pour s’en sortir. Au milieu de ce cafouillage que les médias tentent de résoudre par bien des moyens, de nouvelles formes de supports apparaissent. Le plus souvent balbutiants, les pure-player (ces médias uniquement web) pointent progressivement le bout de leur nez sur la toile, avec leurs moyens, leur ton et leurs pratiques.

Nous avons voulu nous y intéresser, à ce virage numérique qui ne touche pas de la même manière la presse traditionnelle qui lui pré-existait, ceux qui ont compris que le web deviendrait incontournable et ceux, enfin, qui voient le net, non plus seulement comme un moyen, mais comme un média à part entière. Nous avons voulu nous y intéresser localement, à Rennes. La capitale bretonne a ses particularismes : une entité culturelle forte, que l’on peut généraliser à l’échelle régionale toute entière ; la présence du quotidien payant le plus lu dans toute la France, Ouest-France, et dont Rennes est le centre. Publié dans trois régions, de la Manche jusqu’à la Vendée, en passant par les Côtes d’Armor et la Sarthe, Ouest-France est aussi le site de presse quotidienne régionale (PQR) le plus visité du pays, avec près de 16,6 millions de visiteurs en janvier 2013, le 22e site le plus consulté nationalement.

L’objectif de ce dossier n’est donc pas d’établir un jugement de valeur, mais de marquer des tendances que nous avons voulu mettre à nu pour saisir une évolution dans l’utilisation du web, dans les pratiques qu’en font, au quotidien les journalistes et ainsi révéler une vraie transition dans la vacarme assourdissant du numérique. Pour ce faire, nous avons laissé la parole à trois journalistes, de trois éditions aux âges et aux supports différents : Samuel Nohra, journaliste reporter à la rédaction locale de Ouest-France à Rennes ; Nicolas Legendre, chef de rédaction du bi-média Le Mensuel de Rennes ; et Julien Joly, co-créateur et chef de rédaction du pure-player associatif Rennes 1720.

L’Embusc@de tentera, au fil des rencontres réalisées avec ces trois professionnels de l’information de diriger des axes de compréhensions, non d’une fracture, mais d’un virage, d’un vague du numérique qui a bien eu lieu. Par le biais d’une série d’articles – probablement trois, peut-être quatre – nous vous présenteront quelques approches et quelques conclusions possibles tout en montrant bien que s’il existe probablement un avant et un après, une brève transition générationnelle, il n’y a pas de bon ou de mauvais journalisme. Mais un pluralisme fonctionnel.

En embusc@de : Nous tenons à signaler que nous avions rencontré Julien Joly vendredi 8 février, soit quatre jour avant l’annonce de la fermeture temporaire de Rennes 1720, lundi dernier et qu’au moment où nous réalisions son interview, le site était encore en activité.

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