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Parlement Européen : Radio Campus France On Air

Mercredi, plénière du Parlement Européen. Avec une très grande majorité, les eurodéputés des quatre grands partis politiques, de droite comme de gauche, rejettent le budget de l’Europe. Un budget passé sous la barre historique des 1 % du PIB de l’Union Européenne, un budget construit par la Commission et le Conseil des Ministres, Angela Merkel et François Hollande en première ligne. En crise, l’austérité frappe à nouveau, réduisant tant les aides directes de l’Europe à ses États membres que l’autonomie de l’institution en elle-même. Et puis, il y a les tailles dans la Politique Agricole Commune et le problème central de toute une génération : l’Europe, c’est quoi ? Il y a eu les articles dans la presse française, les reportages télé, les points de vue radio. Et puis il y a eu le live de Radio Campus France au Parlement, le jour même. Au plus près de l’info.

Radio Campus France a mis les petits plats dans les grands pour une opération exceptionnelle lancée sur tout le réseau français du 11 au 14 mars. Interroger les étudiants, appréhender leur compréhension du système européen, dégager quelques grandes thématiques : pour la session plénière du Parlement Européen à Strasbourg, les 25 radios du réseau, de Lille à Marseille, de Brest à Mulhouse, web radio, en construction, parachevée, représentées par près de 35 journalistes, souvent bénévoles, services civiques, stagiaires, des jeunes, de plus âgés, ont sillonné les labyrinthes du législatif européen.

Dire qu’on aurait pu imaginer ce qu’on allait vivre en Alsace aurait été prétentieux. En ligne de mire, de l’information brute pour les nombreux auditeurs des radios campus du pays. Les informations sur l’opération en elle-même sont toutes disponibles sur le site de Radio Campus France. Et puis, au fil des micro-trottoirs réalisés avec les étudiants, l’ambition de comprendre le bourbier européen. Laura, notre confrère bordelaise, y va même de son papier, parce qu’à raison, l’Europe, on n’y comprend pas grand chose

Les réveils à 7 h du matin, les dizaines de coups de téléphone, les rendez-vous à intercaler, les parlementaires à pister, les heures de conférence de rédaction, les casse-dalle pris à l’arrachée au bar de la presse, les montages de nuit, les kilomètres perdus dans les couloirs de l’assemblée, la quarantaine d’heures de boulot n’auront pas eu raison de notre motivation, bien au contraire.

Et puis il y a eu l’un des nombreux temps forts de cette session radiophonique, un sommet d’épanouissement journalistique. Le pourquoi du comment nous étions tous, chacun à notre manière, impliqués dans nos radios, l’essence même de notre engagement : ce direct, à une dizaine de mètres de l’entrée de parlementaires dans l’hémicycle. Alors soit, sourire au « ta gueule » de Cohn-Bendit, prendre rendez-vous avec Jean-Marie Le Pen ou interviewer le député pirate suédois Christian Engström (petit plaisir personnel, peut-être qu’on vous en reparlera plus tard, libertés sur le net obligent) : nous aurons tous connu nos moments d’émotions à nous.

Réalisé en moins de 24 heures, on avait pris connaissance de l’existence du plateau le jour de notre arrivée, la confirmation d’un direct possible le lendemain, on a rushé, littéralement. Et pourtant, malgré les montages compliqués, la difficile sélection des chroniques, l’attente des confirmations des députés invités, au moins proportionnelle au temps passé à les dégoter, le pari est, tenu. Il n’y avait jusqu’alors qu’une radio en France qui réalisait des directs au Parlement, la sacro-sainte Radio France. C’était sans compter sur Radio Campus France.


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Nous aurions pu nous perdre dans les débats apathiques de l’assemblée, les séances interminables de vote, les commissions, les amendements. Avec un peu de recul, ce live, s’il a été bâti dans l’urgence, n’a pas manqué l’actualité du moment et les thématiques chaudes et importantes. Nous avons voulu donner des clés claires de compréhension, sinon des mécanismes, au moins des débats qui agissent au sein du parlement, qu’il s’agisse de l’emploi, de la PAC ou de la culture. En invitant Jean-Pierre Audy, député du Parti Populaire Européen, nous avons tenté d’encadrer l’exceptionnel de ce vote de rejet qui mérite toute sa place dans l’actualité, étudiante ou non. Et puis, nous avons aussi eu à coeur de leur poser la question : le parlement est-il une coquille vide ? Pourquoi l’Europe est-elle si peu compréhensible ? Pourquoi, au fil de nos micro-trottoirs, l’impression grandissante d’un désintérêt des jeunes pour l’Europe nous a-t-elle paru évidente ? À notre échelle, avec notre savoir-faire et nos questionnements, nous avons construit ce direct, symbole que les radios campus de France ne font pas dans la figuration. À écouter et réécouter sans modération.

En embusc@de : restez à l’écoute sur Radio Campus Rennes et sur toutes les radios du réseau Radio Campus France, l’équipe à des heures d’interviews et de reportages sous la main et ne compte pas en rester là. En attendant les capsules thématiques du mois d’avril.

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Rétroliens

  1. Divergence d’opinion | Je disais donc...

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