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OpenData DZ, à la recherche des données publiques algériennes

Open Data DZEn matière d’innovation, les acteurs algériens restent avant-gardistes dans leur pays. Mais à l’image d’une deuxième édition de l’Algeria 2.0 réussie, les projets fleurissent et tentent de vulgariser et de promouvoir les pratiques issues des nouvelles technologies, l’open-data en première ligne. OpenData DZ est de ceux-là. Communautaire jusque dans la conception de l’équipe qui gère la plate-forme, l’initiative est toute jeune et mérite le détour.

La page du site aux couleurs azurs attire forcément l’oeil, d’autant qu’en matière d’open-data, on vient rarement prendre le pouls ailleurs que chez les anglo-saxons. S’intéresser à la situation algérienne dans le domaine de l’ouverture des données publiques pose le problème d’être à dix milles lieux d’une actualité pourtant bien vivante. Si les collectivités algériennes n’ont pas encore pris le pas, les avant-gardistes de l’open-data comptent bien aller chercher les données là où elles sont et tourner les projecteurs vers des pratiques encore méconnues du grand public.

Algeria 2.0, carrefour de l’innovation.
Algeria2.0

À l’origine d’OpenData DZ, Meriem Bouakkaz était présente à l’Algeria 2.0.

À l’origine d’un OVNI nommé OpenData DZ, il y a Meriem Bouakkaz. Son projet, il a déjà un an. « J’ai pensé tout de suite à promouvoir l’idée en participant à la première édition d’Algeria 2.0. » Encore étudiante et comptant bien le reste, elle fait partie de ce mouvement que la 2e édition a mis sur le devant de la scène, du 15 au 20 avril dernier. Vulgariser les pratiques et les outils liés aux nouvelles technologies, permettre la concrétisation de nouveaux projets et de nouvelles initiatives, ouvrir sur l’international, consolider les échanges, l’évènement organisé dans l’incubateur du cyber-parc de Sidi Abdellah à côté d’Alger est un véritable carrefour des acteurs de l’innovation, des TIC et de l’open-data.

« J’en ai encore profité pour parler de sujets un peu plus pointus, comme OpenStreetMap et DataWrapper, mais aussi sur les normes du web, qui sont très importantes pour l’open-data », explique la jeune algérienne. Les deux figures emblématiques que sont Gaël Musquet (président de OpenStreetMap France) et Nicolas Kayser-Bril (CEO de Journalism+++) ne sont que des exemples parmi tant d’autres de l’utilité de l’open-data. D’une édition à l’autre, OpenData DZ a vu le jour.

Une plate-forme qui table sur le communautaire.

Dès sa constitution, OpenData DZ est un travail collectif. Mûri pendant près d’un an, le site réunit une bande d’amis qui s’est élargi au fil des rencontres qu’une page Facebook lancée en amont a permis de réalisées. « C’est le résultat d’un long moment de réflexions et de partages dans le groupe qu’on a constitué après avoir découvert le principe de l’open-data lors de la préparation de mon projet de fin d’étude. » Avec un site au style moderne, épuré et efficace, Meriem a composé OpenData DZ « dans le but de vulgariser le principe de l’open-data auprès des internautes algériens. » Un thème qui ne connait pas encore les feux de la rampe, au point que le site est en partie en construction, par manque d’effectif.

Libre Day

Le libre est à l’honneur durant le Libre Day.

Mais peu importe, Meriem appelle à se lancer, que ce soit avec eux ou ailleurs. « On donne beaucoup d’importance à l’aspect communautaire et nous encourageons les gens à participer au projet, continue-t-elle, en référence au « Help Us » impossible à éviter sur le header du site. Ils peuvent nous aider à la rédaction d’articles, nous proposer des données avec lesquelles on peut travailler, structurer et publier et qu’ils peuvent ensuite télécharger à partir de la plate-forme en construction. » OpenData DZ, s’il est encore jeune, porte déjà avec lui toutes les valeurs essentielles de l’ouverture des données. Le wiki donnera quelques clés de compréhension et permettra d’organiser les activités du site, comme les workshops.

« Je crois bien qu’on est les seules, chose qui ne nous fait pas sauter de joie, lâche-t-elle, même si elle refuse d’être considérés comme des pionniers. On essaie d’encourager les gens à soutenir ce projet, à lancer eux-mêmes leur projet. » De l’Algeria 2.0 à OpenData DZ, le message est passé. « Chaque pays a ses propres caractéristiques et l’Algérie n’échappe pas à la règle, commente-elle. Je pense qu’avec toutes ces start-up qui naissent pendant les start-up weekend, mais aussi grâce à des initiatives de l’État comme les incubateurs, le besoin d’avoir des données se fait ressentir. Ca devient presque une obligation pour nourrir ces projets. »

Les incubateurs, comme celui de Sidi Abdellah, ou celui qui verra le jour à Oran prochainement, et OpenData DZ sont ces projets, qu’ils soient à l’initiative des pouvoirs publics pour les premier, ou personnels, pour le second, à la recherche de données qui seraient à-même d’assouvir l’appétit de transparence des acteurs de l’open-data. En Algérie ou ailleurs.

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