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Pen Breizh met le cap sur l’emploi numérique

Voilà un mois que le Pen Breizh a annoncé vouloir réduire de 500 la pénurie de compétences numériques en Bretagne. Sur le site du Pacte, le défi est lancé : 500 postes pour 500 demandeurs d’emploi. Et l’étrange paradoxe d’une région réputée pour sa capacité à innover, mais qui peine à concrétiser ses ambitions. Effet d’annonce ou réelle implication dans la transition numérique, encadrement, formation, organisation et mise en œuvre : quelques clés pour mieux comprendre le Pen Breizh.

Penn : le cap, la proue. Le Pacte pour l’Emploi Numérique en Bretagne, ou Pen Breizh, se veut définitivement breton. Avec, à la clé, la formation de 500 demandeurs d’emploi vers les compétences du numérique. Le chiffre, nécessairement définitif, part aussi d’un besoin identifié par Bretagne Développement Innovation auprès des entreprises bretonnes.

Le paradoxe de l’offre et de la demande.

L’Agence Régionale pour le Développement et l’Innovation fait partie intégrante du projet, aux côtés de ManPower Group, de Pôle Emploi et de l’université Rennes I, pour ne citer qu’eux. En amont : Brigitte Cohen, responsable du pôle Formation de Proservia. Elle est le premier point de contact des entreprises. Dans la galaxie Manpower Group depuis un an et demi, la filiale SS2I originaire de Carquefou, particulièrement bien installée en Bretagne, profite du soutien de ManPower Group, de la Région Bretagne, de la Direccte, des OPCA et de Pôle Emploi.

Pen Breizh« Le Pacte s’adresse en premier lieu aux entreprises du secteur numérique qui n’arrivent pas à embaucher, résume Charles André, rédacteur en chef de l’atelier de l’emploi de ManPower Group. Mais il s’adresse aussi à toutes les entreprises qui vont avoir besoin de compétences numérique et là, potentiellement, ça concerne tous les secteurs d’activité. » Globalement, le déficit de compétences est sensible partout. À terme, ce sont toutes les sphères de l’emploi qui auront, à un moment ou à un autre, besoin de compétences dans le numérique.

Formation sur mesure et emploi à la clé.

L’initiative se veut médiatrice. « Le principe c’est que l’entreprise s’engage à embaucher. » Le pari, cette fois, se fait de l’autre côté des acteurs de l’économie, preuve d’un réel besoin. « Quelqu’un qui rentre dans la formation du pacte, il a un emploi à la clé, la garantie d’être embauché par l’entreprise », affirme Charles André. Pas de grands programmes de formation, pas de lourds effets d’annonce, mais la volonté de mettre en relation entreprises et demandeurs d’emploi. « Elle a un besoin, elle prend le petit risque qui est de dire : “Je vais faire confiance au pacte et aux potentiels des gens qui vont être formés”. » Ce sera au pacte lui-même de mettre en valeur sa pertinence et de faire ses preuves dans une économie du numérique forcément concurrentielle mais trop bridée pour refuser un apport de compétences concrètes.Pen Breizh

Faut-il y voir une solution au problème du chômage ? À court et moyen terme, l’économie numérique n’a plus besoin de faire sa publicité en matière de réponse au problème de l’emploi, même s’il faudra aussi suivre le prix social de l’effort à fournir. « L’intérêt du pacte c’est que le processus est lancé par l’expression des besoins d’entreprises. Le pacte va sélectionner parmi les candidats ceux qui ont des profils qui présentent un potentiel qui permet d’occuper ce genre de postes et qui seront formés sur mesure », précise Charles André. Pen Breizh profite ainsi de son réseau dans l’aide à la recherche d’emploi, avec Pôle Emploi ou ManPower Group, pour proposer aux demandeurs d’emploi de candidater une formation de trois à six mois, sur mesure, qui les amènera à être embauché par les entreprises participant au programme.

Lancée au début du mois d’avril, la trentaine de participants qui compose la première formation débouchera, fin mai, sur des embauches principalement à ProServia et chez Orange et profite, en partenariat avec BDI, des locaux de Rennes 1 et de la même ProServia, pour s’adapter en matière de compétences. Autant dire trop tôt pour tirer les conséquences d’une telle initiative. Entre réponse concrète et efficace et pansement à une « formation numérique pas complètement en phase, notamment dans l’académique », le pacte Pen Breizh a le mérite d’exister.

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